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dimanche 27 février 2011

Des définitions de la poésie

Des définitions de la poésie, de l’acte d’écrire

La poésie est la rencontre de deux mots que personne n'aurait pu imaginer ensemble.

Federico Garcia Lorca

L'image c'est deux mots qui s'unissent pour créer un monde nouveau.

Saint-Pol Roux

L'image est une création pure de l'esprit. Elle ne peut naître d'une comparaison mais du rapprochement de deux réalités plus ou moins éloignées.

Pierre Reverdy

J'écris de la poésie et j’entends que la poésie que j'écris dise quelque chose du réel dont je fais l'expérience.

Christian Prigent

Tout poème est un dessin

Mahmoud Darwich

Ecrire est une manière de se déplacer et de se perdre.

Jean Michel Maulpoix

Toutes les choses ont leur mystère, et la poésie, c’est le mystère de toutes les choses.

Federico Garcia Lorca

Le poème cache, toujours, Parce que les mots cachent le fameux réel.

Philippe Beck

Etre poète, c’est trouver sa vie dans les autres

Gabriel Celaya

Le doute c’est écrire

Marguerite Duras

Toute la mauvaise poésie naît de sentiments sincères.

Oscar Wilde

Si j’écris, c’est disons pour ouvrir une porte.

Guillevic

Pour être digne de son arbre, le poète doit affirmer qu'il est à la fois son écorce et sa racine.

Alain Bosquet

Le besoin d'écrire est une curiosité de savoir ce qu'on trouvera.

Alain

Le silence est tellement juste.

Mark Rothko

Le poème est essentiellement une aspiration à des images nouvelles.

Gaston Bachelard

La poésie ne se définit pas, c’est elle qui donne la possibilité de tout définir.

Adonis

[….] La poésie serait plutôt le contraire de ce que vous pensez, tout le contraire [….]

Jean Marie Gleize

L’état d’inspiration n’est pas l’état requis pour écrire un poème

Paul Valéry

[….] celui qui regarde entre dans le silence et par le silence il entre dans l’image [….]

Bernard Noël

Il est des paroles que nous ne disons pas et que nous mettons sans les dire dans les choses

Roberto Juarroz

Un rêveur est toujours mauvais poète.

Jean Cocteau

Il faut avec les mots de tout le monde écrire comme personne

Colette

L’on devrait pouvoir à tous les poèmes donner ce titre : « Raisons de vivre heureux. »

Francis Ponge

On ne peut pas lire un poème une seule fois

Jacques Roubaud

Pour moi, il n’y a pas de poésie sans silence. La poésie c’est la sculpture du silence. Encenser le silence, pour moi voilà le rôle de la poésie.

Guillevic

Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver.

René Char

On peut être poète dans tous les domaines : il suffit que l’on soit aventureux et que l’on aille à la découverte.

Guillaume Apollinaire

Ecrire c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit.

Marguerite Duras

La poésie est dans ce qui n’est pas. Dans ce qui nous manque.

Pierre Reverdy

La poésie, c’est ce qu’on rêve, ce qu’on imagine,ce qu’on désire et ce qui arrive, souvent

Jacques Prévert

Ecrire est une façon de veiller

George Henein

Que jamais la voix de l’enfant en lui ne se taise.

Louis René Desforêts

Je ne fais pas de différence entre un poème et une poignée de main.

Paul Celan

Ce qu’il y a d’intéressant dans un poème, c’est qu’il invite à relire.

Philippe Beck

La poésie est connaissance et elle commettrait une erreur mortelle à l’oublier.

Michel Deguy

La poésie, c’est de savoir dire qu’il pleut quand il fait beau et qu’il fait beau quand il pleut.

Raymond Queneau

[…] J’écris comme on marche – à l’aveuglette.

André du Bouchet

Ecrire c’est entendre une voix perdue.

jeudi 17 février 2011

Fiche méthodologique pour l'analyse d'un tableau

Analyse d’un tableau

I- Analyse du titre

Il oriente l’interprétation : de quelle façon et en quoi correspond-il au contenu du tableau ?

II- Contexte de l’œuvre

L’œuvre est-elle liée à un mouvement pictural précis ?

Est-elle historiquement située ?

Quel est le genre pictural ? (portrait, nature morte, paysage…)

III- Aspects matériels

Quel est le format du tableau ? (cadre rectangulaire, carré, rond, ovale…)

Quelle est la technique employée ? (peinture à l’eau, à l’huile, dessin au fusain, etc…)

IV- Description du tableau

1- La description du décor

Le décor est-il riche ou presque vide ? flou ou net ?

Est-ce un intérieur ou un paysage extérieur ?

Le décor est-il réaliste, fantastique… ?

Comporte-t-il des éléments symboliques ?

2- Les personnages

- nombre, sexe et âge, vêtements, condition sociale… ?

- Importance des personnages dans le décor ? Les personnages sont-ils en harmonie ou en discordance avec le décor ?

- Positions respectives, regards, gestes, activités…

- Parties du corps visibles, physionomie, teint du visage…

3- La composition

- la géométrie : comment sont utilisées les diagonales, les médianes, les figures géométriques (triangles, carrés…) repérables dans la composition ? comment les volumes sont-ils répartis dans l’espace ?

- la perspective : les lignes convergent-elles vers un point de fuite central ? Où se trouve la ligne d’horizon ?

- le cadrage : quelles parties du sujet représenté figurent dans le champ, lesquelles sont hors-champ ? Le sujet est-il vu à la hauteur du regard, d’en haut (en « plongée ») ou d’en bas (en « contre-plongée ») ?

- les plans : combien de plans peut-on observer ? (le premier plan est celui où sont représentés les éléments les plus proches de l’observateurs ; on trouve ensuite le second plan, puis l’arrière-plan pour l’espace représentant les éléments les plus éloignés).

4- Le graphisme, les couleurs et la lumière

- le graphisme : le peintre utilise-t-il surtout des points ou des lignes ? Celles-ci sont-elles fines ou épaisses, denses ou rares, brisées ou continues… ?

- les couleurs : quelles sont les couleurs dominantes ? comment sont-elles disposées ? forment-elles une harmonie ou des contrastes ? peut-on percevoir des zones plus « froides » que d’autres ?

- la lumière : quelle est la proportion d’ombre et de lumière ? quels sont les effets de lumière marquants quels éléments du tableau sont mis en relief par la lumière ? peut-on distinguer des intensités lumineuses différentes ? la lumière semble-t-elle naturelle, artificielle, tamisée, nette ? quels renseignements peut-elle apporter sur l’heure, la saison ?

V- Interprétation du tableau

Elle se construit à partir d’une réflexion approfondie sur les intentions de l’artiste : pourquoi a-t-il choisi cette composition, ces couleurs ? à qui s’adresse-t-il ? quel est son but, qu’a-t-il choisi de donner à voir, quelles fonctions attribue-t-il à son tableau ?

Il faut notamment s’interroger sur la signification symbolique des personnages, du décor, des objets, de la composition, des couleurs, de la lumière…

Notes :

- Théories des couleurs : Les couleurs primaires sont le rouge, le jeune et le bleu. Les couleurs complémentaires sont le vert (bleu + jaune), l’orange (jaune + rouge) et le violet (rouge + bleu).

Les couleurs chaudes sont le jaune, l’orange, le rouge ; et les couleurs froides sont le bleu et le vert.

En général, une couleur appelle sa complémentaire : deux couleurs complémentaires juxtaposée se renforcent : le voisinage du blanc augmente l’intensité d’une couleur, alors que le noir la diminue.

Enfin, la couleur a un effet spatial : le bleu éloigne les objets, le jaune les rapproche.

- Interprétations symboliques des couleurs (à manier avec discernement) : le rouge peut symboliser la vie, la force, la passion ou au contraire le sang, la mort, la violence. Le vert peut symboliser la nature, la fraîcheur, l’espoir. Le bleu évoque la pureté, la fraîcheur, la rêverie… Le jaune, couleur de l’or, est souvent le symbole du luxe, de la puissance ou de la folie…

Notes :

- Théories des couleurs : Les couleurs primaires sont le rouge, le jeune et le bleu. Les couleurs complémentaires sont le vert (bleu + jaune), l’orange (jaune + rouge) et le violet (rouge + bleu).

Les couleurs chaudes sont le jaune, l’orange, le rouge ; et les couleurs froides sont le bleu et le vert.

En général, une couleur appelle sa complémentaire : deux couleurs complémentaires juxtaposée se renforcent : le voisinage du blanc augmente l’intensité d’une couleur, alors que le noir la diminue.

Enfin, la couleur a un effet spatial : le bleu éloigne les objets, le jaune les rapproche.

- Interprétations symboliques des couleurs (à manier avec discernement) : le rouge peut symboliser la vie, la force, la passion ou au contraire le sang, la mort, la violence. Le vert peut symboliser la nature, la fraîcheur, l’espoir. Le bleu évoque la pureté, la fraîcheur, la rêverie… Le jaune, couleur de l’or, est souvent le symbole du luxe, de la puissance ou de la folie…

Notes :

- Théories des couleurs : Les couleurs primaires sont le rouge, le jeune et le bleu. Les couleurs complémentaires sont le vert (bleu + jaune), l’orange (jaune + rouge) et le violet (rouge + bleu).

Les couleurs chaudes sont le jaune, l’orange, le rouge ; et les couleurs froides sont le bleu et le vert.

En général, une couleur appelle sa complémentaire : deux couleurs complémentaires juxtaposée se renforcent : le voisinage du blanc augmente l’intensité d’une couleur, alors que le noir la diminue.

Enfin, la couleur a un effet spatial : le bleu éloigne les objets, le jaune les rapproche.

- Interprétations symboliques des couleurs (à manier avec discernement) : le rouge peut symboliser la vie, la force, la passion ou au contraire le sang, la mort, la violence. Le vert peut symboliser la nature, la fraîcheur, l’espoir. Le bleu évoque la pureté, la fraîcheur, la rêverie… Le jaune, couleur de l’or, est souvent le symbole du luxe, de la puissance ou de la folie…

dimanche 2 janvier 2011

Statuts du narrateur et points de vue

Statuts du narrateurs et points de vue

Le narrateur interne :

Il appartient à l’histoire puisqu’il en est un personnage secondaire ou simple témoin, s’exprimant à la 1ère personne du singulier. Il peut être le personnage principal dans le cadre d’une autobiographie ou d’une fiction autobiographique.

Le statut du narrateur : Qui raconte l’histoire ?

Le narrateur externe :

Il n’est pas un personnage de l’histoire, qui est contée à la troisième personne. Il a la possibilité de rester caché, sans que l’on n’apprenne aucune information à son sujet. Il a néanmoins le loisir d’apparaître pour donner son opinion et commenter l’action.

Les focalisations :

Dans le roman à la troisième personne, le narrateur externe peut choisir différents points de vue sur l’action.

Le point de vue : Qui décrit ? Comment la scène est-elle décrite ? Par quel œil voyons-nous la scène ?

- Le point de vue ou focalisation externe :

A la manière d’une caméra qui se contente de filmer ce qu’elle a devant elle, le narrateur rapporte l’action, les discours et les attitudes des personnages de façon neutre, sans analyse ni réflexion. Le narrateur en sait donc moins que les personnages.

- Le point de vue ou focalisation interne :

Le narrateur choisit de se glisser dans la conscience d’un personnage et de nous décrire ce qu’il perçoit et ressent. La subjectivité prédomine donc.

- Le point de vue omniscient (qui sait tout) ou focalisation zéro

A la façon de Dieu, le narrateur a une vision surplombante qui lui permet de tout savoir. Il est susceptible de se promener dans le temps (anticipations, rétrospection), d’être à plusieurs endroits en même temps et connaît tout sur les personnages. Enfin, il intervient souvent en son nom pour émettre des jugements, des commentaires, etc.

Dans un récit, il est essentiel de comprendre les changements de points de vue du narrateur. En effet, ces jeux sur les points de vue permettent au lecteur de s’identifier au personnage ou au contraire, dans le cas d’un personnage en point de vue externe, d’aiguiser la curiosité et de créer un effet d’attente.

Il existe :

- deux types de narrateur : le narrateur-personnage et le narrateur extérieur.
- trois types de point de vue : externe, interne et omniscient.

Le narrateur-personnage:
le narrateur raconte à la 1ère personne du singulier et dit “je”: on trouve des traces de sa présence dans l’histoire qu’il raconte (je, me, mon, mes, notre...).

Le narrateur extérieur à l’histoire:
le narrateur raconte à la 3ème personne du singulier et dit “il”: il est détaché de l’histoire qu’il raconte et ne participe pas aux événements qu’il raconte.
Il n’intervient pas dans le déroulement des faits et le récit semble avancer tout seul. Mais il peut parfois faire des commentaires sur les personnages, les faits dont il parle.

- Le narrateur est un personnage et/ou un témoin de l’histoire qu’il raconte; il est inventé par l’auteur.
- Le narrateur est l’auteur lui-même: il raconte sa propre histoire, c’est une autobiographie. Je est alors en même temps l’auteur, le narrateur et le personnage.

- Le narrateur sait tout des personnages: leurs pensées, leur passé, leur avenir. Il peut tout voir et raconter ce qui se passe en deux lieux différents en même temps. On parle de narrateur omniscient.

L’histoire est racontée à travers le regard d’un personnage: le point de vue adopté est interne.

- Le narrateur peut suivre une partie de l’action à travers les yeux d’un des personnages: le point de vue adopté est alors interne. Il limite les informations à ce que voit ou sait ce personnage.
- Le narrateur peut ne pas entrer dans les pensées des personnages et n’est alors rien qu’un témoin de l’histoire, une caméra posée à un endroit: c’est le point de vue externe.

Attention !

Dans un même récit, le type de point de vue choisi change. Le cas le plus courant est le récit avec un narrateur extérieur qui passe d’un point de vue interne à un autre point de vue interne.

jeudi 30 décembre 2010

Méthodologie de la Question de corpus

Fiche-méthode : Le corpus de textes

L’épreuve écrite s’appuie sur un ensemble de textes liés à un objet d’étude du programme de première. Ce « corpus », qui peut comporter un document iconographique, sert de support aux trois sujets d’écriture. Il faut donc identifier la nature des documents et mettre en évidence les liens qui les unissent.

L’objectif n’est pas de faire une étude détaillée des documents, mais d’observer la façon dont ils s’éclairent mutuellement et dont ils éclairent l’objet d’étude. Pour cela, on se réfère à la question (ou aux questions) posée sur le corpus : elle permet d’orienter l’étude comparative et de préparer les travaux d’écriture.

1- Points de comparaison possibles :

- le paratexte et l’objet d’étude : renseignements sur la nature des documents, noms d’auteurs, titres, dates de publication, notes, présentations éventuelles…

- l’unité du corpus : justification de la cohérence du corpus en mettant en évidence leur point commun (thème, forme littéraire, problème d’écriture, stratégie d’argumentation, etc…)

- la question sur le corpus : mise en relation, sur un point précis, du corpus et de l’objet d’étude ; identification des mots-clés.

Les types de questions

Les réponses attendues

Le thème ?

Observer les permanences ou les variations d’un thème à travers des genres différents et des époques différentes.

La thèse développée ?

Confronter des prises de position et des stratégies argumentatives.

Les genres ?

Définir les caractéristiques d’un genre et montrer leur évolution.

Les registres ?

Reconnaître les différents registres en fonction d’indices précis, et justifier leur utilisation dans le corpus.

Les formes de discours ?

Préciser les caractéristiques et le rôle de la forme utilisée (narrative, argumentative, etc.)

L’énonciation ?

Repérer les indices de personne, de temps et de lieu, pour situer chaque texte dans sa situation d’énonciation et apprécier l’implication du locuteur et de son interlocuteur.

Le contexte ?

Situer les textes dans leur contexte historique, littéraire et culturel, et éventuellement par rapport aux mouvements littéraires et culturels.

La définition d’un objet d’étude ?

Repérer ce qui le caractérise : procédés d’écriture, formes, enjeux…

Les procédés propres à l’objet d’étude ?

Expliquer pourquoi ces procédés sont caractéristiques de l’objet d’étude, montrer ce qu’ils en révèlent.

Le rôle d’un document iconographique ?

Faire apparaître les liens qui unissent le document iconographique aux autres documents (thème, registre, visée…), et les différences (le discours spécifique de l’image).

2- L’approfondissement de l’analyse

- Les repérages : Relever les procédés caractéristiques de l’objet d’étude, texte par texte, en prenant soin de noter les ressemblances et les différences.

Pour confronter l’ensemble des documents, faire un tableau où apparaissent à la fois la spécificité de chacun (nature, genre, époque…) et les liens qui les unissent aux autres.

N’oubliez pas que la lecture du corpus est comparative.

- L’interprétation :

- Regrouper les éléments de réponse en fonction de la question posée ; regrouper les textes qui présentent des points communs pour éviter le « catalogue ».

- On peut tout à fait aborder les textes dans un ordre différent de celui qui est présenté sur le polycopié.

3- La réponse à la question posée

- La rédaction de la réponse :

- Il ne s’agit pas d’accumuler les éléments de réponse : on choisira les plus significatifs en les illustrant par de brefs relevés et en les ordonnant de façon progressive.

- Le temps consacré à l’étude du corpus n’excède pas une heure : la réponse à la question occupera une à deux pages.

- La composition de la réponse :

- L’introduction reprend d’abord les éléments de la question en définissant les mots-clés ; elle souligne ensuite l’intérêt de cette question dans l’objet d’étude concerné en présentant le corpus, la nature des documents qui le composent et le principe de leur regroupement.

- Le développement répond précisément à la question en s’appuyant sur des procédés littéraires caractéristiques et sur des relevés commentés. Il regroupe les documents qui recourent aux mêmes procédés. Il souligne les contrastes et les variations d’un document à l’autre.

- La conclusion fait un rapide bilan pour montrer ce que la question a permis d’éclairer dans le corpus, en rapport avec l’objet d’étude. Elle ouvre éventuellement sur le sujet d’écriture choisi.

dimanche 5 décembre 2010

Le vocabulaire de l'analyse littéraire

Le vocabulaire et les méthodes de l’analyse littéraire

I- Le vocabulaire adéquat pour l’analyse littéraire

L’analyse littéraire utilise certains termes et expressions qui permettent de commenter les textes avec rigueur et précision. Il faut apprendre à les employer à bon escient jusqu’à ce qu’ils deviennent familiers.

Les verbes de l’analyse littéraire :

Un adjectif caractérise / qualifie un nom (ou substantif).

Ex : L’adjectif « vieille » caractérise la sorcière.

Un substantif ou un nom désigne un être, une chose ou une idée.

Ex : Le substantif « la Princesse » désigne Madame de Clèves.

Un pronom reprend / désigne / représente / renvoie à un être ou une chose.

Ex : Le pronom « on » renvoie au locuteur et au destinataire.

Une connotation affecte un terme / est associé à un terme.

Ex : Dans cet extrait de La Chartreuse de Parme, une connotation méliorative affecte l’adjectif « italien ».

Un terme, une expression est affecté de / se charge de / prend / revêt une connotation.

Ex : L’adjectif « italien » prend une connotation méliorative dans cet extrait de La Chartreuse de Parme.

Un procédé stylistique ou une figure de style :

- exprime / met en évidence / met en valeur / souligne / traduit / trahit / révèle / suggère / crée / évoque une idée, une intention ; permet d’insister sur une idée.

Ex : Ce procédé d’insistance souligne le dégoût du personnage.

Ce procédé de répétition trahit l’obsession du narrateur.

- confère / donne au texte une dimension / un aspect / un caractère / une portée…

Ex : Ces comparaisons confèrent au texte une dimension fantastique.

- structure / jalonne un texte.

- Ex : De nombreuses hyperboles jalonnent le texte.

- contribue à produire un effet.

Ex : L’emploi répété de ce procédé contribue à mettre en œuvre le registre épique.

Des procédés convergent vers l’idée

Ex : Les métaphores convergent toutes vers l’idée d’un bonheur parfait.

Un champ lexical se développe / est sollicité / se déploie

Ex : Le champ lexical du voyage se développe à partir de la deuxième strophe.

Un texte traite de / repose sur l’idée que / développe l’idée que / met en scène / offre / présente un enjeu, un intérêt ; / est structuré par

Ex : Ce texte traite de l’esclavage.

Ce texte met en scène trois jeunes mousquetaires.

Ce texte offre un double enjeu.

Un effet est produit, est créé, est rendu, est traduit, est exprimé, est souligné, est renforcé, est accentué par, est perceptible, est lisible à travers, tient à, réside dans.

Ex : L’effet de surprise est accentué par l’ellipse narrative.

L’hésitation du héros est perceptible à travers l’emploi des modalisations.

II- Les méthodes et tournures utiles du commentaire de texte :

  1. Dans une introduction :

- Pour présenter le texte :

Le texte … extrait de… a été écrit / publié en… par…

Le passage qui nous est proposé est extrait du chapitre… se situe au chapitre… correspond à l’épisode de …

Cet extrait traite du thème de…

Cet extrait développe l’idée que…

Dans cet extrait, l’auteur met en œuvre le thème de… expose sa vision de… développe l’idée selon laquelle…

- Pour dégager les enjeux du texte / la problématique :

La problématique peut se présenter sous la forme d’une interrogation : « En quoi… / Comment … ? etc…»

Ou sous la forme d’une phrase déclarative : « Ce passage présente un double / triple enjeu ou intérêt… » / « L’enjeu / l’intérêt principal de ce texte réside dans… tient au fait que… » / « On peut dégager trois enjeux dans ce texte… »

- Pour annoncer le plan du commentaire :

C’est pourquoi l’on pourra, tout d’abord / dans un premier temps / en premier lieu…

étudier / examiner / s’intéresser à / expliquer / se demander comment…

puis / dans un deuxième temps / en second lieu…

montrer / analyser / mettre en évidence…

enfin, on pourra / il sera possible de / il conviendra de …

On commencera par mettre en évidence … pour montrer ensuite comment l’auteur renouvelle le traitement de … / de quelle façon l’auteur aborde le thème de…

On peut aussi annoncer son plan en utilisant l’interrogation directe.

  1. Dans un développement :

- Pour introduire une idée nouvelle :

D’emblée, nous pouvons remarquer / relever / signaler…

Pour commencer, nous pouvons étudier la façon dont l’auteur…

Une première lecture suffit à faire remarquer…

D’entrée de jeu, nous pouvons repérer…

Nous pouvons interpréter ce procédé / la présence de cette figure de style comme le signe de / comme la maque de …

Nous pouvons lire, dans l’emploi de ce procédé, la volonté de …

Nous pouvons comprendre cette allusion comme…

L’emploi de ce procédé confirme / vérifie / valide / corrobore notre hypothèse…

Ce procédé renforce / souligne / accentue l’idée que…

- Pour soigner les transitions et articuler deux paragraphes :

Emploi de connecteurs logiques : S’il est clair que… que penser de… / Donc… mais il faut alors se tourner vers… / En outre, d’autre part, à cela s’ajoute…/ Donc, aussi, ainsi / mais, or, toutefois…

- Pour introduire un exemple :

Ainsi / c’est ainsi que… / tel est le cas… / ce fait est illustré par…

Cet exemple / ce fait montre / démontre / prouve que… illustre bien…

- Pour introduire une citation :

Pour insérer correctement une citation dans un texte, il faut utiliser des guillemets, préciser le nom de l’auteur et le titre de l’ouvrage, choisir un verbe introducteur de parole ou de pensée adapté aux propos cités, respecter la disposition des vers pour le cas d’un poème, et indiquer les références du texte (dans le cas d’un commentaire : l. X ou v.X).

Jean-Pierre Richard écrit : « Il faut entrer dans le grain du texte pour en apprécier la teneur… » (l.45-46). / « Il faut entrer, Jean-Pierre Richard écrit, dans le grain du texte pour en apprécier la teneur… » (l.45-46).

Le poète dit qu’il « ne sait pas si c’est un signe ou une torture… » (l.21-22).

Le poète énonce : « ‘J’égrenais dans ma course / Des rimes… » (v.2-3).

Dans la lettre adressée à Paul Demeny, Rimbaud déclare : « Je dis qu’il faut être voyant, se faire voyant ». (l.15)

Dans la lettre adressée à Paul Demeny, Rimbaud affirme que « la première étude de l’homme qui veut être poète est sa propre connaissance, entière… », puis il poursuit en déclarant qu’ « il s’agit de faire l’âme monstrueuse. » (l.4)

Le poète, s’exclame Rimbaud, « devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit, -et le suprême Savant ! Car il arrive à l’inconnu ! »

On peut aussi insérer directement les termes cités dans la phrase que l’on écrit. Dans ce cas, on peut être amené à modifier certains éléments de la citation. Il faut alors le signaler en utilisant des crochets [ ] qui encadrent la partie transformée. Si la citation est coupée, partielle, on signalera la coupe par des crochets encadrant des points de suspension […]

De nombreuses couleurs sont évoquées dans le poème de Rimbaud intitulé « Le Dormeur du val ». La scène a lieu dans « un trou de verdure », la « nuque » du soldat « [baigne] dans le frais cresson bleu », et l’on apprend qu’ « il a deux trous rouges au côté droit. »

Enfin, on peut employer des expressions qui signalent une insertion telles que « par exemple », « comme le montrent les termes… », « c’est le cas de… »…

Comme le souligne : le met en valeur l’auteur dans cet extrait : « … » (l.1-2), l’omniprésence de la mort jalonne tout le texte.

Dans l’extrait / le passage : « … » (v.6-7), la ponctuation est très heurtée, ce qui souligne une certaine affectation de la part du poète.

Dans le poème « Le Mariage de Roland » extrait de La Légende des siècles, Hugo donne à la scène de combat une tonalité épique comme le montre la présence d’expressions hyperboliques telles que « […] et l’île et le rivage / Tremblent sous ce fracas monstrueux et sauvage », « Il dit, et déracine un chêne », ou encore « Nous lutterons ainsi que lions et panthères. »

  1. Dans une conclusion :

Enfin / en définitive / pour conclure, nous retiendrons que…

Pour terminer, finir, rappelons que…

Concluons / terminons en rappelant que…

Pour résumer notre propos, rappelons que…

A l’issue, au terme de cette étude / analyse, il apparaît clairement que… nous pouvons conclure que…

Nous pouvons rapprocher ce texte de…

lundi 8 novembre 2010

Les Fonctions du poète

L'Oral du Baccalauréat

Oral du Baccalauréat :

I- La préparation de l’explication :

1- Situer le texte :


Le texte présenté à l’oral est extrait d’un groupement de texte ou d’une œuvre intégrale, et rattaché à un objet d’étude. Il convient de le situer avant de l’expliquer.
La limitation du temps de préparation (30 minutes) et de passage (20 minutes, dont 10 minutes pour l’explication) impose de faire des choix. Il faut donc dégager une problématique à partir de la question posée et en déduire un plan.

2-Prendre appui sur la question posée :

Le texte à expliquer est accompagné d’une question qui orient son étude. Il est indispensable d’analyser les termes de la question pour repérer l’aspect du texte qu’elle met en lumière. On définit ainsi la problématique de l’explication, l’idée directrice.

Cette problématique guide le repérage des procédés d’écriture : rechercher en priorité les procédés attendus pour chaque type de texte ; penser aussi à une analyse du lexique, de la syntaxe, du rythme, etc.

Exemple :
Poème de Ronsard : Quels sont les pouvoirs que le poète confère aux mots dans « Quand vous serez bien vieille » ?
Poème de Saint-John Perse : Par quels moyens le poète transfigure-t-il le paysage de son enfance ?
Le plan sera différent de celui vu en classe (c’est ce à quoi vous devez réfléchir essentiellement) mais l’analyse reprendra les éléments vus en cours (d’où l’utilité de bien connaître votre explication pour pouvoir réorganiser vos connaissances rapidement en fonction de votre nouveau plan).

3- Préparer l’explication :

-Rédigez l’introduction selon la méthode vue en cours. Cela vous permettra de ne pas perdre vos moyens une fois devant l’examinateur.
- Prenez des notes pour le développement car le temps de préparation est limité. Seules les phrases clés sont rédigées. Le reste se présente sous forme de notes, aussi lisibles que possible, indiquant les procédés d’écriture et les exemples choisis. Les numéros des lignes sont également notés, afin de faciliter les repérages dans le texte au moment de l’exposé. Ces notes sont organisées selon les parties et sous-parties du plan.

4- Rédiger la conclusion : (Idem, méthode indiquée sur une autre fiche).


II- L’exposé et l’entretien

1-La conduite de l’exposé :


L’exposé est conduit avec méthode : il commence par situer et présenter le texte, puis il annonce la question posée à son sujet ; on lit ensuite le texte de façon progressive avant d’entreprendre son explication.
On commence d’abord par présenter le sujet (début de l’introduction).
Puis on lit le texte (en mettant le ton, en soulignant les mots, en reproduisant le rythme des phrases –pauses, intonations, cadences…)
Ensuite, on annonce la problématique et le plan.
Et on passe au développement et à la conclusion.

2-L’entretien :

L’entretien qui suit ouvre le dialogue : il s’agit en effet de répondre avec précision aux questions posées, en développant ses arguments. Il importe surtout de ne pas négliger le caractère oral de l’épreuve et de ne jamais oublier son interlocuteur.
Cet entretien doit être dynamique : l’interlocuteur pose des questions destinées à ouvrir la réflexion ; il faut y répondre sans trop hésiter afin de maintenir un certain rythme, comme celui d’une conversation. Il n’en faut pas moins réfléchir, pour répondre avec pertinence.

Les questions prennent appui sur le descriptif qui témoigne du travail effectué pendant l’année. Elles portent essentiellement sur :
-la compréhension du texte, pour vérification (sens d’un mot, interprétation…)
-l’explication qui vient d’être faite, pour correction et approfondissement ;
-le groupement de textes ou l’œuvre intégrale, pour évaluer les connaissances et mesurer le travail personnel ;
-une lecture cursive proposée en relation avec le texte étudié, pour élargir la réflexion ;
-les lectures et activités personnelles, pour apprécier la qualité de la réflexion et de l’analyse ;
-l’objet d’étude, pour évaluer les connaissances acquises à son sujet ;
-l’intérêt du candidat pour le texte ou le sujet abordé, pour un personnage, un auteur, un genre littéraire…

Les réponses doivent être précises, argumentées et réfléchies :
-Elles ne sont pas des récitations de « questions de cours », ni des jugements de valeur non argumentés.
-Elles témoignent d’un sens de la nuance et de l’autocritique, quand il s’agit de corriger une erreur commise pendant l’explication.
-Elles doivent illustrer des connaissances et des compétences. Elles attestent notamment l’aptitude à mettre en relation des textes, des savoirs, des moments de l’histoire littéraire, etc.
-Elles montrent aussi la culture personnelle de chacun (goûts, lectures, références artistiques, etc.).

Présentation de l'année scolaire

CONSEILS POUR L’ORAL ET L’ECRIT


L’année scolaire est découpée en cinq périodes (délimitées par les vacances scolaires).
Chaque période porte sur un objet d’étude :
1- Poésie.
2- Théâtre.
3- Argumentation.
4- Roman.
5- (Mouvement littéraire au choix entre XVIè et XVIIIème siècle): Le Baroque

Durant chaque période, nous étudions une série de textes (25 à la fin de l’année, 5 par objet d’étude) qui constituera la liste finale pour l’oral. L’épreuve orale consiste en une préparation de 30 minutes sur un texte vu en classe, puis d’un exposé de 10 minutes et d’un entretien de 10 minutes (20 minutes devant l’examinateur).
Pour chaque objet d’étude, des documents complémentaires sont proposés afin d’alimenter la deuxième partie de l’oral (entretien de 10 minutes).

L’étude de ces textes à l’oral permet de travailler l’épreuve écrite de 4h. Cette épreuve écrite porte également sur un objet d’étude (Poésie, Roman, Théâtre et Argumentation –en excluant le mouvement littéraire, car il est au choix du professeur).
Deux épreuves sont demandées : l’une courte (1h): la question de corpus (à partir des textes proposés le jour de l’examen – 4 poèmes / 4 extraits de théâtre – 4 apologues – 4 extraits de roman) ; et l’autre longue (3h) : Dissertation littéraire ou Sujet d’invention sur la poésie, le théâtre, le roman, l’apologue / Commentaire composé sur l’un des textes du corpus.

L’épreuve écrite est donc fortement liée à l’épreuve orale. Chaque étude de texte est une préparation au commentaire composé. L’étude des textes à l’oral et des documents complémentaires permet également à l’élève de se constituer une « culture générale » (à compléter par une culturelle personnelle) pour l’épreuve de la dissertation et du sujet d’invention. La méthodologie de ces épreuves est régulièrement revue (croisée avec l’épreuve orale).

En espérant que cela soit plus clair, quelques conseils maintenant…

1/ Travaillez régulièrement les lectures analytiques proposées en classe pour l’oral…

- Faites régulièrement des fiches sur les lectures analytiques proposées en classe. Cela vous prépare également à l’écrit, dans la mesure où la lecture analytique, lorsqu’elle porte sur une question générale, est un commentaire composé. Cette lecture « globale » vous permet de ne négliger aucun intérêt du texte. Le jour de l’oral, la question sera orientée. Mais le fait de connaître TOUS LES ASPECTS du texte vous permet de « trier » le jour de l’oral ce qu’il faut sauvegarder de ce qu’il faut écarter pour l’explication.
IL EST DONC NECESSAIRE QUE VOUS CONNAISSIEZ TOUTES VOS EXPLICATIONS SUR LE BOUT DES DOIGTS (Plans, procédés stylistiques, enjeux du texte, etc.). Vous devez être capable de restituer toutes ces connaissances en 30 MINUTES.

Pour vous entraîner à l’oral, faites régulièrement des entraînements entre vous. Demandez à vos parents de choisir un texte et de vous laisser seul dans une pièce, avec pour seuls documents vos textes (pas de cours). Vous devez être capable de restituer le contenu en 30 minutes ; Vos parents peuvent ensuite écouter votre exposé de 10 minutes : Introduction ; lecture du texte puis explication.
Entraînez-vous à mettre le TON pour la lecture du texte !

II- Mais aussi pour l’écrit… TOUT CE QUE L’ON FAIT POUR L’ORAL SERT POUR L’ECRIT !!!

Les lectures analytiques ne sont autres que des COMMENTAIRES COMPOSES. Nous travaillons à chaque fois sur la problématique, les enjeux du texte, le plan, les procédés stylistiques. D’où l’intérêt de vous entraîner sur ces textes d’un cours à l’autre.

Cela vous prépare également à la DISSERTATION. Tous les textes étudiés en cours vous permettent d’avoir une série d’arguments et d’exemples pour bâtir une réflexion. Les textes à l’oral vous fournissent la matière afin de mener à bien un raisonnement rigoureux et illustré d’exemples.

Cela est également utile pour le sujet d’invention, qui requiert à la fois culture générale et argumentation (Cf. la fiche distribuée en cours pour cela).

III- Elargir sa culture littéraire et faire des fiches :

Se constituer une « petite culture », un fichier textes-mémoire :
Vous n’aurez pas le temps, quelques semaines avant l’examen, de relire tout votre classeur et vos notes prises en classe. Il faut donc vous constituer un petit fichier où figureront toutes les lectures analytiques consignées dans votre liste.

Lisez les œuvres indiquées en lecture cursive (cela vous aidera pour l’entretien à l’oral ; et vous fournira de la matière pour la dissertation.
Allez au théâtre ! Quelques sorties à la Comédie Française vous seront proposées dans l’année.

Je vous envoie régulièrement sur votre mail des FICHES que vous devez normalement constituer vous-même ; et cela dans le but de vous faire gagner du temps. Votre travail consiste donc à faire des fiches résumées de ces fiches ! Et de les apprendre ! Vous trouverez différentes rubriques : « Outils commentaire composé » : Registres, mouvements littéraires, versification, figures de style. Tous ces outils d’analyse sont considérés comme « acquis » en 1ère : vous devez donc les maîtriser. Constituez-vous des fiches que vous apprendrez.
Une autre rubrique a été constituée : « Outils dissertation » : Il s’agit de fiches par genre littéraire (Roman, Théâtre, Poésie, Textes argumentatifs) qui vous serviront pour la dissertation. Ces fiches regroupent citations et mouvements littéraires par genre. La dissertation littéraire porte en effet, en 1ère, sur un genre littéraire.
D’autres rubriques sont présentes. SI VOUS NE LES RECEVEZ PAS, ECRIVEZ-MOI SUR : mme.feki@gmail.com... C’est que votre mail a été mal répertorié en début d’année.

ALORS, AU TRAVAIL !!!

Les différents types de sujets d'invention

Le sujet d’invention

Les « objets d’étude » sont les contenus des programmes de la classe de première. A l’écrit, seront évalués les objets d’étude suivants :
- la poésie ;
- le théâtre : texte et représentation ;
- convaincre, persuader et délibérer : les apologues (fable, conte) et les essais ;
- un mouvement littéraire du XVIème au XVIIIème siècle (les Lumières) ;
- le roman et ses personnages.

Le sujet d’invention a donc un lien direct avec l’un de ses objets d’étude. Cela peut se présenter sous la forme de l’écriture d’une scène de théâtre si l’objet d’étude est du théâtre ; sous la forme de l’écriture d’un dialogue entre deux personnes débattant de « l’utilité » de la poésie si l’objet d’étude est la poésie ; etc…

Les différentes formes d’écriture d’invention :

1/ L’article de presse : Un article de presse est un texte d’information et/ou d’opinion qui, tout en présentant une unité autonome, prend place dans une publication périodique : journal (quotidien, hebdomadaire…), magazine, revue… Les sujets d’invention peuvent inviter à produire différentes formes d’article.

- Le récit de presse : C’est un article qui propose une mise en récit (voire une mise en scène) des événements en plus des informations qu’il fournit.

- Le portrait : Il consiste à décrire une personne que l’actualité a placée sur le devant de la scène, ou à rappeler certains éléments de sa vie ; éventuellement à convoquer des témoignages. Dans ces derniers cas, l’article est très proche de la biographie. Il peut inclure des récits, des citations. Le portrait appartient au genre de l’éloge ou du blâme.


- Le pamphlet : C’est un article polémique qui attaque et discrédite un adversaire, une idée, une institution, en utilisant principalement l’ironie.

- L’éditorial : C’est un article de fond. La part du commentaire et de l’opinion y est plus importante que celle de l’information. Placé en première page, il est signé par le rédacteur en chef qui exprime sur un sujet ses idées personnelles et l’orientation générale du journal ou de la revue.

- Le droit de réponse : Il s’agit de la réponse qu’une personne désignée nommément ou mise en cause dans un journal a le droit de faire publier gratuitement dans ce même journal, pour se défendre ou pour corriger des informations qu’elle estime erronées.

Exemple de sujets :
Sujet à l’écrit sur la Poésie : Transposez les vers 113 à 146 du poème « Melancholia » des Contemplations de Victor Hugo sous la forme d’un article dans lequel vous dénoncerez le travail des enfants dans le monde d’aujourd’hui.
Théâtre : Dans un article consacré aux représentations du Tartuffe de Molière telles que les décrivent les documents fournis en annexe, vous exprimerez votre admiration au metteur en scène pour avoir su adapter la pièce à l’époque moderne.

2/ La lettre :

- La lettre personnelle : Elle peut être intime ou officielle. Elle peut s’inspirer d’un échange réel ou prendre place dans le contexte d’une fiction.
Exemple (sujet sur le roman): Vous rédigerez la lettre de rupture de Julien Sorel à l’égard de Mathilde de la Mole. (Cela interdit donc l’emploi d’un vocabulaire faisant référence à des réalités inconnues au XVIIème siècle).

- La lettre ouverte : C’est une lettre destinée à être publiée, en général par voie de presse. Elle peut être adressée à une personne précise.

Exemple (sujet sur l’argumentation): Le 13 janvier 1898, dans le journal L’Aurore, Emile Zola adresse sa lettre « J’Accuse… ! » au Président de la République mais il dénonce à travers elle l’injustice dont est victime le capitaine Dreyfus. Ecrivez cette lettre.

Exemple (sujet sur la poésie) : Ecrivez une lettre à un éditeur dans laquelle vous mettrez en place une argumentation afin de le convaincre de l’intérêt d’introduire dans les manuels scolaires l’étude de la poésie antillaise francophone (Césaire, Senghor).

- Le courrier des lecteurs : C’est la rubrique sous laquelle est présenté, dans un journal, un hebdomadaire ou une revue, un choix de lettres adressées par les lecteurs (écrits en réaction à un article déjà paru / écrits en relation avec un événement, un débat, un fait de société).

3/ Le discours :

Un discours est un texte prononcé devant un public ; Celui qui parle est désigné sous le nom d’orateur et ceux qui écoutent constituent l’auditoire. Le plus souvent, le discours a pour but de convaincre et/ou de persuader. Différents types de discours peuvent être demandés au candidat :

- Le plaidoyer : Au sens premier, il s’agit d’un discours prononcé devant un tribunal pour défendre quelqu’un. Par extension de sens, un plaidoyer est un discours qui consiste à défendre un droit, une cause, un principe, une opinion…
Exemple (sujet sur l’Argumentation): Ecrivez un plaidoyer en faveur de la liberté d’expression.
Exemple (sujet sur le théâtre) : On vient d’ouvrir dans votre ville, dans votre région, une nouvelle salle de spectacles destinée à promouvoir le théâtre sous toutes ses formes, principalement auprès des jeunes. Vous êtes chargé de prononcer le discours d’inauguration de cette salle devant un public d’élus locaux, de responsables politiques, de jeunes, d’habitants venus en curieux. Vous y faites l’éloge du théâtre, en développant principalement l’idée que le théâtre « a de nos jours une importance immense ».

- Le réquisitoire : Au sens premier, il s’agit d’un discours prononcé devant un tribunal pour accuser quelqu’un. Par extension de sens, un réquisitoire est un discours qui consiste à critiquer, à dénoncer, à sanctionner (à l’aide d’arguments) une réalité sociale, une institution.
Exemple : Devant une assemblée d’élus de votre département, prononcez un discours protestant contre la fermeture d’une salle de spectacles pour cause de restrictions budgétaires.

- Le manifeste : C’est un écrit par lequel un individu ou un groupe fait connaître ses vues sur un sujet, politique ou artistique par exemple, parfois de façon polémique et toujours avec une intention persuasive. A la différence du discours, il n’est pas prononcé en public.

4/ Le dialogue, le monologue délibératif :

Un dialogue est un échange de paroles prononcées par des interlocuteurs qui se trouvent en présence l’un de l’autre.

- Le dialogue de théâtre : C’est un échange de répliques entre des personnages dans le cadre d’une action théâtrale. Il comporte : des répliques, parfois des tirades (répliques longues) ou des apartés (répliques brèves prononcées à voix haute mais qui sont censées ne pas être entendues des autres personnages en scène).

- Le dialogue dans le récit : C’est un échange de paroles rapportées par un narrateur dans le cadre d’un récit. Dans ce type de dialogue, on peut intercaler des éléments narratifs. Les paroles peuvent être rapportées au discours direct ou indirect, selon les sujets.

- Les conversations transcrites : Ce sont les interviews, les entretiens. Les entretiens entre deux interlocuteurs peuvent être conduits par un présentateur qui prend part au dialogue. On peut aussi avoir à imaginer un entretien entre trois ou quatre intervenants.
Exemple (sujet sur le théâtre) : Dans un entretien diffusé à la radio, un auteur et un metteur en scène de théâtre confrontent leur expérience et leur vision du théâtre. Pour l’un, le théâtre est d’abord un texte et la parole se suffit à elle-même. Pour l’autre, le théâtre ne saurait se réduire aux mots. Vous rédigerez un extrait de leur dialogue.

- Le dialogue argumentatif : C’est un débat d’idées. Il ressemble à une argumentation écrite mais il est construit sur un échange de répliques. Chaque interlocuteur défend une thèse. Le dialogue permet de confronter les arguments et les réfutations de ces arguments.

5/ L’essai :

On regroupe sous le nom d’essai des textes de natures différentes qui ont cependant un point commun : leur visée argumentative. L’auteur d’un essai propose à ses contemporains des idées, des réflexions, des jugements qu’il tire de sa propre expérience.
Les sujets d’invention peuvent inviter à produire différentes formes de textes qui sont associées au genre de l’essai :

- La préface : C’est un texte placé en tête d’un ouvrage auquel il sert d’introduction. La préface informe sur le contenu, sur l’esprit de l’ouvrage ainsi que sur les intentions de l’auteur. On pourra aussi trouver dans les sujets des mots plus ou moins synonymes de « préface » : préambule, avertissement, avis au lecteur, avant-propos…
Exemple (sujet sur la poésie) : Rédigez une préface à un recueil de poèmes préférés. Vous expliquerez les raisons de vos choix et tenterez de définir le rôle que vous attribuez à la poésie.

- Le manifeste : C’est un écrit par lequel un individu ou un groupe fait connaître ses vues sur un sujet, politique ou artistique. Il emploie souvent le registre didactique (qui expose, qui enseigne), associé au registre polémique (qui critique, qui combat).

- Le pamphlet : C’est un écrit satirique qui attaque et discrédite un adversaire, une idée, une institution en usant du registre polémique et principalement de l’ironie.
Sujet (sur le théâtre) : En 1830, en sortant de la première représentation d’Hernani de Victor Hugo, des jeunes gens enthousiastes rédigent en faveur d’un théâtre libéré des règles classiques. Ecrivez ce texte.

6- Le récit à visée argumentative :

On désigne sous forme de « récits à visée argumentative » des textes qui, pour démontrer, convaincre, prouver, utilisent non pas le moyen direct d’un parcours argumentatif articulé sur des outils, mais le moyen indirect du récit ; On regroupe généralement sous le nom « d’apologues » les récits qui présentent ce mode d’argumentation détournée. Les sujets d’invention peuvent demander de rédiger différentes formes de récit :

- L’apologue : c’est un récit fictif, généralement en prose, par lequel on cherche à délivrer un enseignement, une morale.
Exemple : Pour défendre l’opinion contraire à celle de X, le personnage du texte C invente un récit à visée argumentative destiné à prouver le bienfait de l’ambition. Vous rédigerez cet apologue.

- La fable : Une fable est un récit, assez court et en vers, illustrant une morale, exprimée ou non, et utilisant souvent le symbolisme animal.
Exemple (sujet sur l’argumentation) : En vous inspirant de la façon dont La Fontaine illustre le pouvoir des fables, vous illustrerez le pouvoir de l’image (ou le pouvoir de la publicité, ou le pouvoir des médias, ou le pouvoir de la chanson) dans la prise de conscience d’un danger du monde actuel. Vous rédigerez votre texte en vers ou en prose, à votre choix.

- Le conte : C’est un récit d’événements merveilleux ou fantastiques. Le plus souvent, le conte schématise les événements et les personnages de façon à en faire apparaître la signification symbolique. Dans le conte philosophique, cette schématisation est mise au service d’une réflexion critique.

- L’utopie : C’est un récit qui présente une société imaginaire dont les différents aspects (idéaux ou inquiétants) ouvrent, par comparaison, sur une critique de la société réelle.
Exemple : Décrivez une société imaginaire dans laquelle la poésie et le théâtre seraient bannis. A travers votre récit, vous devez faire comprendre ce que l’expression poétique et théâtrale apporte aux hommes et aux sociétés lorsqu’elle est au contraire encouragée et développée.

7- L’amplification :

L’amplification consiste à ajouter un nouveau texte à un texte existant, soit en le développant, soit en le prolongeant. Plusieurs types d’amplification peuvent être proposés. Ils imposent des démarches spécifiques.

- Le développement d’une ellipse narrative :
Une ellipse est un passage qui n’est pas raconté. Un sujet d’invention peut demander de combler ce vide du récit par un texte nouveau.
Exemple : Dans le texte C, le journal intime de X s’interrompt entre le 6 juin et le 10 juin. Rédigez la page correspondant à cet intervalle en tenant compte du texte du corpus ainsi que du document donné en annexe.

- L’insertion d’un texte :
Une amplification peut consister à insérer un texte nouveau dans le cours du texte existant : on peut insérer, dans un récit, un dialogue ou un monologue délibératif, un discours ou une lettre. Par exemple, un dialogue peut être ajouté dans le cadre d’un récit où deux personnages s’opposent. Ou bien une lettre peut être adressée par l’un des personnages pour se justifier.

- Le prolongement d’un texte (au début ou à la fin) :
On pourra avoir à écrire :
- soit la suite d’un texte (poursuivre le texte après l’incipit – les première lignes- ou donner au texte une conclusion…). On tiendra compte des éléments fournis pour en développer les implications ;
- soit le début d’un texte. Il s’agira dans ce cas de tirer parti des informations données sur la situation pour en déduire les causes ou les circonstances antérieures.

- La transformation d’un discours narrativisé en dialogue :
On appelle discours narrativisé le résumé d’un échange de propos qui donne une idée des sujets abordés sans citer les paroles elles-mêmes. Un sujet d’invention peut consister à développer ce récit de paroles sous la forme d’un dialogue.


8- Les transpositions :
Les transpositions mettent en œuvre certaines démarches, qui toutes relèvent de l’imitation :
- un pastiche consiste à imiter le style d’un écrivain, en en soulignant les traits particuliers ;
- une parodie consiste à imiter de façon burlesque un texte que l’on tourne en dérision ;
- une transposition proprement dite consiste à adapter un texte à un autre contexte, à un autre genre, à un autre registre ou à en changer le point de vue. On pourra par exemple adapter un texte d’un siècle passé au contexte d’aujourd’hui.
Sujet (sur le théâtre): En vous inspirant de la scène 6 de l’acte III du Mariage de Figaro, écrivez une courte scène théâtrale dans laquelle une Marceline moderne intervient devant un auditoire masculin hostile pour réclamer une insertion de plus en plus réelle des femmes dans la société.
Exemple (sujet sur l’argumentation) : Réécrivez la fable de La Fontaine en illustrant une morale contraire à la sienne, morale que vous exposerez en conclusion de votre texte.
Exemple (sujet sur la poésie): En vous inspirant de l’essai de X sur la poésie, écrivez un « art poétique » en une quinzaine de vers libres. Vous utiliserez le même registre que Y dans le texte 2.